Au sein du canton de Givry et de la C.C.S.C.C.  (Communauté de Communes du Sud de la Côte Chalonnaise), la commune de Granges tranche par le mode d'exploitation de son sol. C'est à peine en effet si l'Histoire se rappelle qu'y furent cultivés quelques ares de vigne. La vocation agricole d'une collectivité très étendue par sa superficie paraît aujourd'hui incontestable, même si la forêt le dispute marginalement aux terres et aux prés où céréales et élevage bovin règnent en maîtres.

 

Un site archéologique d'exception

Si l'on sait que l'homme préhistorique connut ce territoire il y a 150 000 ans comme en témoigne la présence de plusieurs de ses outils probablement tirés du silex du lieudit "la sablière", une occupation humaine est avérée vers l'an 1000 avant J.C., comme l'a montré la découverte d'un champ d'urnes cinéraires datant de l'Age de Bronze.

Mais surtout, quelques siècles plus tard, la civilisation gallo-romaine trouva à se développer en ces lieux. Ainsi que l'on montré les nombreuses fouilles effectuées depuis 30 ans, la romanisation de ce qui constitue actuellement la commune de Granges fut précoce (sans doute dès la 3ème décennie avant notre ère). Au total, le site repéré couvre une surface de près de 50 ha. Rien ne manquait à cette cité, pas même, semble-t-il un temple, voire un théâtre.

L'invasion des hordes barbares au début du 5ème siècle devait tout bouleverser. Mais Granges continua de servir de cadre à une occupation humaine.

Au 6ème siècle, la reine Brunehaut donna Granges à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, qui ne tarda pas à y installer un prieuré et dut s'en servir également comme lieu de stockage de grain, d'où l'origine du nom de Granges, tiré du latin "graniac".

En 1570, la terre de Granges fut aliénée au profit de Nicolas de Pontoux, avocat à Chalon, dont les descendants l'ont possédée jusqu'en 1769, date à laquelle Marie Delavigne l'apporta en dot à Louis Bernigaud, lieutenant-général du baillage.